Padre Pio, sous le signe de la croix
Notre Dame de Guadelupe, La Morenita
Marie Julie Jahenny
Agapéthérapie

 

Agapéthérapie
dans le souffle de ce monde

 

Sous le titre Égothérapie, Emmanuel Lemieux rend compte des nouvelles « tendances » qui dominent notre littérature et nos thérapies pour le développement de la personnalité. Le chapeau de l’article commente ainsi ce titre : Comment se sentir mieux dans sa peau, développer sa personnalité, rester zen, élever ses enfants, se libérer de sa culpabilité (revue Lire, septembre 2003).

Lemieux évoque brillamment de nombreux ouvrages orientés dans ce sens, à savoir comment un recentrement sur soi-même remet en ordre les dynamismes, les désirs et les plaisirs, entraîne l’euphorie de l’existence, par la cohérence de l’ego.

 

Cette culture en vase clos prolonge celle des épicuriens, plus profondément qu’une arithmétique des plaisirs, car elle recherche plus formellement un état d’harmonie.

Mais elle est orientée aux antipodes de l’Évangile qui nous apprend non la culture de soi, mais la culture des autres et de l’Autre par excellence qui est Dieu, car c’est par le don de nous-mêmes aux autres que nous nous donnons en définitive à Dieu : « Ce que vous avez fait au moindre d’entre vous, c’est à moi que vous l’avez fait », dit Jésus en Mt 25.

Cette révolution, de l’égoïsme à l’altruisme, réalise en nous l’image de Dieu ; car en Dieu, les personnes ne sont pas des individus égocentriques. Les Personnes divines ne sont que don les unes aux autres et se retrouvent dans l’identité de leur amour.

C’est pourquoi la Révélation a recouru à un mot rare, inusité en grec, mais poétique et prestigieux : agapè, dans et par lequel elle a projeté et révélé l’amour véritable, l’amour qui est en Dieu : le don de soi par lequel s’accomplissent la rencontre, la communication, l’unité.

L’amour s’accomplit graduellement dans la famille. Cela commence chez l’homme et la femme par le désir de l’autre personne avec qui et par qui s’accomplira l’avenir. Et ce désir, s’il est bien né, fait brèche dans les égoïsmes pour se donner à l’autre, faire le bonheur de l’autre qui sera un bonheur commun si ce don est mutuel, réciproque à l’image de Dieu ; ce n’est pas toujours le cas, mais quand les époux ont des enfants, c’est une autre étape, et les plus égoïstes savent se donner à leurs enfants et faire l’impossible pour eux. Car leurs enfants ont besoin de tout, ne leur donnent rien (sauf l’amour et la reconnaissance). Les parents se mettent spontanément à leur service et c’est le bonheur le plus sûr de leur vie.

La psychanalyse de Freud a exercé une profonde influence. Ce fut une révolution pour ne plus construire la vie, de l’extérieur, par les normes agressives d’un moralisme accablant qui prédominait dans le formalisme protestant ou catholique. Freud a appris aux hommes à se réconcilier avec leur libido, leur dynamisme viscéral. On en est largement resté à cette libération ; on a trop oublié que Freud compensait le principe de désir et de plaisir par le principe de réalité, donc l’adaptation au réel, de la liberté personnelle avec les libertés d’autrui.

Le christianisme n’est pas un moralisme. Il est une révélation de la vie, de l’amour, à l’image de Dieu, à l’image du Christ dont la vie n’a été que don de lui-même, jusqu’au plus grand amour : donner sa vie pour sauver les autres.

Le recentrement de l’ego sur autrui qui transfigure le désir en don, c’est la Révélation chrétienne fondamentale, la révélation de l’amour tel qu’il est en Dieu, car Dieu est Amour ; c’est sa vie, son Acte pur, son Être même, et cet acte, c’est le don du Père au Fils, le don en retour du Fils au Père, si radical, si profond que cet échange, cette réciprocité est une troisième Personne, le Saint-Esprit qui est leur don et leur amour même : analogue au « nous » d’époux unis. L’Esprit Saint est le NOUS de la Trinité. Ce « nous » est une Personne intérieure aux deux autres, comme le Fils est dans le Père et le Père dans le Fils. Il fallait pour signifier cela un mot nouveau :
- non pas l’eros (d’où vient érotique) : le mot le plus courant en grec ;
- ni même la philia, l’amitié comme dans francophile : mot qu’on ne trouve qu’une fois dans le Nouveau Testament ;
- mais agape : l’amour qui est en Dieu, le secret de son bonheur et de sa plénitude est aussi notre avenir en Dieu tout en tous.

L’égothérapie nous recentre sur nous-mêmes et conduit souvent à l’évanescence et à la déception. Nul ne s’assouvira en lui-même et par lui-même, mais dans la solidarité, car les personnes ne peuvent s’accomplir que par leurs relations interpersonnelles et, en définitive, par la relation aux trois Personnes, « sommet de toute relation » : le Père, le Fils et l’Esprit Saint qui nous intègrent à cet amour suprême.

L’avenir de l’homme n’est pas dans l’égothérapie. Il est dans l’agapèthérapie.

Des psychologues canadiens, à l’avant-garde de la psychologie moderne, ont créé l’agapèthérapie : une thérapie par l’amour.

À l’heure où la psychothérapie a semblé se substituer à la direction spirituelle comme la Sécurité sociale à la charité, c’est un heureux événement que la confluence de la foi et de la psychologie moderne dans ce mouvement apparu au Canada qui s’appelle agapèthérapie.

Il existe aujourd’hui en France, dans le diocèse de Toulon, grâce à Marie-Laurence et Pascal Parinet que Monseigneur Rey, évêque de Toulon, a su accueillir dans la Maison diocésaine de Toulon.

Nous avons interrogé les responsables de cette heureuse et fructueuse initiative.René Laurentin : Marie-Laurence et Pascal, pourquoi avez-vous fondé ce centre ?
Pascal Parinet : Psychologues et psychothérapeutes professionnels, soucieux de faire l’unité de cette compétence et de notre foi, nous avions entendu parler de cette agapèthérapie fondée au Québec où ce nom semble avoir été créé par le Cénacle de Cacouna.

Mais par qui et où exactement commença ce mouvement ?

Nous ne savons pas, car il n’y a pas à proprement parler de fondateur, mais dans ce pays où la psychologie connut un heureux développement dans les universités catholiques, beaucoup ont cherché de proche en proche à mettre la psychologie ah service de la foi et de la thérapie, car la carrière du Christ fut guérison extérieure mais d’abord intérieure. Nous avons à poursuivre ce mouvement en utilisant, là comme ailleurs, les progrès de la modernité. Dans la confluence de cette inspiration chrétienne et des ressources de la psychologie, cette dernière fournit un cadre et des moyens. La synthèse s’est cherchée diversement : les uns parlaient de christothérapie pour mettre au premier plan la Personne du Christ. D’autres, comme Nelly Astelly, sont partis de l’idée de thérapie avec le souci de mieux identifier les blessures et les moyens de les guérir à tous niveaux, en surface et en profondeur.

Est-ce au Canada que vous êtes entrés dans cette voie ?
Nous avons d’abord visité le centre du château Saint-Luc, fondé par les Béatitudes, à Cilk-lès-Vilmur.

Si j’ai bien compris, c’était surtout une recherche personnelle ?
Nous avons reçu notre appel à la guérison intérieure, par Marie, il y a une dizaine d’années, lors d’un pèlerinage. Comme psychothérapeutes, l’un et l’autre, nous animions un groupe « Lecture de la Bible ou psychothérapie ». Nous avons alors reçu dans le cœur que seul le Seigneur pouvait guérir certaines blessures. Nous avons alors regardé comment mettre nos connaissances au service de cette mission et avons imaginé une retraite qui révise notre histoire (personnelle) en la mettant sous le regard du Christ. Parallèlement, nous sommes allés voir ce qui se faisait dans l’Église et c’est ainsi que nous avons découvert l’agapèthérapie au château Saint-Luc puis au Canada
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Entre le climat méditerranéen et la chaleureuse ambiance de prière à Sanary

Quand avez-vous fondé le centre de Toulon ?
La Maison diocésaine avait été créée par Monseigneur Dominique Rey en juillet 2002. Notre première session date de novembre 2002. Nous avons continué au rythme d’environ une session par mois mais, en raison de l’expansion croissante, nous envisageons de tenir deux sessions mensuelles.

Pourquoi avez-vous adopté le terme d’agapèthérapie, puisqu’il y en avait d’autres au Canada ?
D’abord c’est une retraite spirituelle. Il s’agit d’accueillir la miséricorde du Seigneur dans toute notre vie. Ensuite le mot thérapie est aujourd’hui équivoque et peut faire comprendre la démarche sans dissimuler son inspiration chrétienne. Mais nous ne sommes pas bloqués sur ce mot, profond mais déroutant pour certains, et il est possible que nous changions un jour.

Combien de personnes admettez-vous à chaque session ?
De 18 à 25 et nous sommes souvent obligés d’en refuser, car au-delà le climat et la participation communautaire sont moindres.

Quelles sont les principales étapes et comment conduisez-vous les sessions ?
Nous suivons les étapes de la vie et nous invitons chacun à la revisiter sous le regard de Dieu. Chaque étape peut avoir été marquée d’un choc ou d’une blessure :
- La conception
- La vie intra-utérine
- La naissance
- Les premières années
- L’enfance
- L’adolescence
- La vie adulte
- La vision de l’avenir pour renouveler l’espérance

Comment s’articulent les divers temps de chaque journée ?
- Un temps de louange
- Un temps d’enseignement sur une étape de la vie
- Un temps d’adoration, puis la méditation d’un mystère de la vie du Christ correspondant à chaque étape de vie
- Un temps d’accompagnement individuel dans la prière (l’accompagnateur prie pour la guérison des blessures dans l’étape correspondante). Bien sûr, la messe est dite chaque jour.

Le caractère chrétien de ces sessions suscite-t-il parfois des réactions, des difficultés, des départs ?
Nous n’avons jamais enregistré de réactions négatives à ce sujet car le programme annonce clairement la couleur. Le bulletin d’inscription invite à un choix explicite : « Je vous joins une lettre de motivation. » À défaut de la lettre demandée, ou si les motivations sont incompatibles avec ce que nous proposons, nous avertissons ceux qui s’inscrivent pour éviter toute surprise et toute déception. Cela se passe bien. De toute façon, notre adresse, « Maison diocésaine », indique bien le côté confessionnel, même si ce que nous proposons est fondamentalement humain et conforme à tous les acquis psychologiques. Selon la parole de Jésus : « Venez et voyez », nous leur disons d’emblée : « Vous êtes venus, il vous reste maintenant à voir. » Ainsi, un jeune non croyant a entamé, après cette retraite, une démarche de catéchuménat pour recevoir le baptême. Nous avons également dans nos sessions beaucoup de « recommençant » qui viennent découvrir l’amour du Christ chez nous. Nous avons accueilli également des protestants qui ont reçu notre cheminement. C’est un chemin de liberté dans une communion vraiment fraternelle.

Quelles sont la place et l’importance du pardon ?

C’est une étape décisive de la session, le jeudi après-midi, en principe. Elle est nécessaire car nous sommes souvent malades, sans le savoir, de nos haines et de nos rancunes. On entend si souvent dire aujourd’hui, dans nos médias (à l’occasion des drames sociaux et même sportifs) : « Ça, je ne le pardonnerai jamais. »
Pour certains, c’est le jour difficile de la semaine, car cette ouverture ne va pas de soi. Beaucoup sont coincés, depuis longtemps, dans la blessure du cœur, si intimement qu’ils n’ont pas idée de s’en débarrasser. On n’y arrive pas toujours en une seule fois. Le secours de la confession est disponible pour achever la libération.
Le pardon, qui est au premier plan de l’Évangile comme une condition sine qua non du salut (« pardonnez-nous comme nous pardonnons »), est découvert aujourd’hui par bien des psychologues et psychiatres. Ils perçoivent que l’amertume, la rancune et la vengeance neutralisent l’équilibre et l’activité harmonieuse de chacun. L’agapèthérapie se situe donc à une heureuse confluence entre foi et psychologie. Le Christ Sauveur était aussi expert en humanité.


Souvent, le pardon appelle tout un cheminement. Le premier acte est de prier pour ceux qui nous en veulent et qui nous ont blessés. Grâce à ce premier pas, nous comprenons souvent que, nous aussi, nous avons blessé de notre côté. Il ne suffit évidemment pas de prier pour la conversion de nos ennemis : il faut prier aussi pour eux et pour que Dieu les comble du meilleur.

Oui, car il ne s’agit pas seulement de pardonner mais de recevoir le pardon, de le demander afin que la grâce de Dieu nous conforme à sa miséricorde envers nous.
Ce que j’admire chez Marie-Laurence et Pascal Parinet, c’est l’alliance qu’ils ont réalisée entre leur foi vivante et leur compétence technique. Trop souvent les gens vivent dissociés, y compris exégètes et théologiens qui semblent se croire d’autant plus scientifiques qu’ils sont plus laïcs et abordent la Bible comme un livre ordinaire, sans tenter d’y discerner la Révélation pas si facile à pénétrer, ce grand courant qui fait l’unité de la Bible, comme elle fait l’unité de la vie divine et de la vie humaine. Ils ont su allier leur pénétration psychologique des autres avec la compréhension plus intime et plus profonde de la charité et de la prière. Alors que tant de chrétiens se font vertu de dissimuler leur foi au point de l’oublier progressivement, ils reconnaissent sans complexe la force et la lumière de Dieu. Ils aident les hommes de bonne volonté à la retrouver car Dieu est l’accomplissement de l’homme dès ici-bas comme pour l’éternité.

Programmes sur simple demande à : Maison diocésaine Sainte Marie-Madeleine, 36, impasse Chez Nous, 83110 Sanary-sur-Mer. Tél. : 04 94 88 14 97.

Saint Hildegarde
Une psychothérapie « révélée »


De nos jours, sainte Hildegarde, abbesse bénédictine allemande du XIIe siècle, est redécouverte à travers ses écrits. On y trouve, outre des visions spirituelles variées, des conceptions médicales plu tôt modernes, telles que la notion de terrain, l’importance de l’alimentation et de l’équilibre intestinal pour la prévention des maladies, ou encore l’interrelation corps esprit, notamment par le biais des émotions. Ses applications sont maintenant lancées grâce à l’initiative de thérapeutes allemands, les docteurs G. Hertzka et W. Strehlow.

L’un des apports les plus remarquables consiste en sa psychothérapie, décrite dans deux ouvrages de visions : le Livre des Mérites de la Vie (non encore publié en français), et le Scivias (éditions du Cerf).

Sainte Hildegarde composa également de nombreux chants spirituels. Pour régler des conflits d’autorité avec des sœurs de son couvent, elle leur a proposé une sorte de musicothérapie sous forme d’un oratorio, l’Ordo virtutum (mettant en scène les vertus), qui est sans doute la première comédie musicale.

Les deux experts allemands précités ont souligné l’aspect fondamental des soins de l’âme prioritaires par rapport à ceux du corps dans Le Manuel de la médecine de Sainte Hildegarde (Ed. Résiac, 1989). Le naturopathe Strehlow l’explicite méthodiquement dans La Guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen (Ed. Dangles, 2002).

Cet ouvrage a le mérite de reprendre de larges passages de la plume de l’abbesse, il est le fruit d’une longue expérience, propose des solutions intéressantes, mais dévie parfois sur des considérations anatomiques du corps humain qui ne sont pas toujours exactes. Soulignons quelques principes de cette psychothérapie.

- Sainte Hildegarde donne une conception unifiée de l’être humain avec des interactions corps / âme / esprit, qui est microcosme au sein de l’univers macrocosme : l’âme commande au corps (« comme la sève dans l’arbre ; elle est comme le pouvoir qu’a l’arbre de faire pousser des fruits », écrit-elle) ; l’homme est en interdépendance avec l’univers ; et surtout la guérison vient de Dieu seul. Ainsi l’état de bien-être spirituel résulte-t-il à la fois d’un puisement à nos forces profondes (centre divin) et aux énergies de l’univers créé par Dieu.

- Par révélation privée, la visionnaire bénédictine expose l’opposition de 35 faiblesses égoïstes (vices) et de 35 forces positives (vertus) au sein de l’âme humaine, plus ou moins inconsciente. Par exemple, le sentiment de résignation qui peut entraîner des comportements de lâcheté ou de compromission est contre balancé par le sentiment de victoire de Dieu sur les ténèbres. Ou encore, le souci des choses terrestres, par l’aspiration aux choses célestes, etc. La thérapie va transmuer les faiblesses en forces par un travail de prise de conscience, volontaire et soutenu. Les remèdes physiques de sainte Hildegarde tirés de la Nature (décrits dans deux autres traités) peuvent certes être des appoints d’importance (en particulier certaines pierres précieuses, dont Hildegarde spécifie qu’elles ont une signature divine à triple dimension). Il ne s’agit pas ici de magie, puisque tout est relatif à la foi et à l’espérance en Dieu et en Sa Parole.

- La psychothérapie selon sainte Hildegarde est donc une spiritualité de résolution des contraires de nos profondeurs. Cette conception est moderne aussi : les psychanalystes Jung et même Freud (pulsions de mort et de vie) ont décrit de tels processus de la psyché. Et sans avoir recours à des psychanalyses fastidieuses voire hasardeuses, des courants plus récents envisagent de susciter nos ressources positives souvent restées enfouies par des thérapies de plus brève durée. Il est établi que la négativité, le stress nocif détruisent la santé. A contrario, la prière, les émotions et les pensées positives, surtout l’amour, sont bénéfiques : par exemple sur la cicatrisation, la tension artérielle, le taux de cholestérol dans le sang, la digestion, l’immunité, la réduction des douleurs, etc. Certains auteurs contemporains reprennent ce thème : voir à cet égard le best-seller récent de D. Servan-Schreiber Guérir, et mon livre Rendez votre stress créatif (Ed. Le Sarment, 2000). Selon l’approche de Simone Pacot et du groupe d’accompagnement psychospirituel Béthesda (voir L’Évangélisation des profondeurs, Ed. du Cerf avec imprimatur, 1997), le combat spirituel entre les vices et les vertus peut se situer dans le repérage des fausses routes empruntées après les blessures psychiques que nous avons subies, puis dans la réorientation vers l’observance des lois de vie fondamentales, voulues par Dieu pour notre bien (« Reviens à la vie ! », 2002 ; « Ose la vie nouvelle ! », 2003).

- En pratique, chacun pourra repérer ses propres vices à partir de la liste des 35 vices et vertus ; le thérapeute propose alors la lecture et la méditation d’extraits des paroles attribuées par sainte Hildegarde aux vertus correspondantes. On retient celles qui touchent particulièrement au niveau émotionnel. Il s’agit ici d’interpeller la dimension « cœur » en profondeur de l’âme. Des extraits de la Bible bien choisis, voire des paroles de connaissance ou des visions charismatiques peuvent apporter une amplification de la transformation positive de l’âme.

Ainsi sainte Hildegarde est-elle une thérapeute, au sens littéral (= qui nous conduit à Dieu) en nous aidant à puiser avec bonheur à ce qu’elle appelle la virditas, autrement dit l’énergie vitale d’ordre universel. Sa médecine naturelle et sa psychothérapie éminemment chrétiennes harmonisent les domaines physiques, psychique et spirituel de l’être humain, anticipant au XIIe siècle les aspects modernes de la médecine psychosomatique et des thérapies psychospirituelles.

Docteur Philippe Loron

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