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Bruno et Anne Perrinet
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des Eveques de France
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« Soufanieh, les Apparitions de Damas »
de Christian Ravaz, préface de
l'abbé René Laurentin, Mambré Éditeur Diffuseur, Paris, ISBN 2-9501594-1-9.
1988.
Chrétiens
MAGAZINE - No 10 - Octobre 1987
Apparitions
à Damas (Syrie)
L'ultime appel du
Christ et de la Vierge Marie en terre d'Islam
?
Depuis
le 22 novembre 1982, les habitants du quartier chrétien de Soufanieh, à Damas,
affirment revivre les grâces des premiers chrétiens. Des événements inexpliqués
bouleversants se succèdent à un rythme étonnant. Interpellés au plus secret de
leur être, des chrétiens et des musulmans, toutes classes confondues, toutes
différences oubliées, s'agenouillent côte-à-côte et prient d'un seul cœur.
C'est à l'instar d'une véritable saga que les protagonistes vivent depuis cinq
ans, à cause de presque incessantes manifestations et des rebondissements
inattendus. Angoisses, vexations, abandon de toute vie personnelle, sont leur
lot quotidien. Mais, ils l'ont accepté librement, joyeusement, persuadés
rapidement d'être participants à un "plan" dont ils ne sont que les
humbles marionnettes. Toute possibilité de supercherie ou de tricherie étant
écartée, est-ce le doigt de Dieu qui s'est posé sur Soufanieh, à Damas, au cœur
de I'Islam ? Quel sens donner à ces manifestations ?
La
Syrie, appelée par les arabes "Bilad AI-Cham" comprenait jusqu'en
1919 : l'actuelle Syrie, le Liban, la Palestine et la Trans-Jordanie. C'est le
traité de Sèvres qui a défini politiquement les frontières de l'état Syrien
actuel.
La
Syrie, terre chargée d'une prestigieuse histoire qui s'enchevêtre souvent avec
la légende, est au carrefour de trois continents. Elle a toujours été un point
de passage où se sont entrechoqués civilisations et empires.
Les
stéréotypes, pas toujours heureux, foisonnent au sujet de la Syrie qui reste un
pays méconnu des occidentaux. On l'apparente à tort à l'Afrique du Nord. La
période dramatique qui a suivi son indépendance à la fin du mandat français en
1945, a cessé en 1970 à la prise du pouvoir par le général Hafez El-Assad. La
constitution votée et promulguée le 12 mars 1973 prévoit l'égalité des droits
de tous les citoyens et la liberté confessionnelle. Ceci est une exception
remarquable dans un pays du Moyen-Orient. Ailleurs, sous la pression des
intégristes musulmans, des gouvernements en reviennent à la "charia"
(législation coranique) l'imposant à tous les citoyens, y compris les
chrétiens.
Un
peuple accueillant, un pays a visiter
L'hospitalité
orientale n'est pas une légende ou une coutume oubliée en Syrie. Le syrien est
accueillant et ouvre facilement sa porte à l'étranger de passage. Il n'est pas
rare que les paysans offrent des fruits aux touristes de rencontre, geste
gratuit de bienvenue.
La
terre de Syrie regorge de vestiges archéologiques dont certains sont de toute
beauté, telles que les ruines de Palmyre. La plupart des livres d'histoire de
nos écoliers reproduisent la photo du "Krak des Chevaliers",
chateau-fort immense qui a été construit par les croisés français de l'ordre
des Hospitaliers. De nombreux sites archéologiques chrétiens sont les témoins
des premiers foyers de notre religion. Les curiosités ne manquent pas, ainsi le
village de Maaloula est l'un des deux seuls lieux au monde où on parle encore
l'araméen, la langue maternelle du Christ (l'autre village est en Turquie). Il
est surprenant d'entendre le Notre Père ainsi que Jésus l'a enseigné aux
apôtres (1).
Des
arabes chrétiens ?
Des
millions d'Arabes à travers tout le Moyen-Orient, sont chrétiens et pour
beaucoup, leur attachement à leur foi en Jésus-Christ leur procure des brimades
et des inégalités comme en Égypte, quand ils ne sont pas martyrs comme au
Liban. La plupart des familles chrétiennes le sont depuis les premiers siècles
de l'ère chrétienne. Bien souvent, les ancêtres de nos frères arabes chrétiens,
se sont convertis plusieurs générations avant nos propres ancêtres. C'est en
empruntant "le chemin de Damas", capitale de la Syrie, que Saül
persécuteur tyrannique des premiers chrétiens a eu la révélation divine que
tout le monde connaît. Il sera baptisé par Ananie, du nom de Paul et sera
" l'apôtre des nations ", Dans le quartier chrétien de Damas on peut
visiter la chapelle de Saint Ananie dans laquelle on peut voir la fenêtre par
laquelle Paul s'est sauvé à bord d'un panier descendu par ses nouveaux amis
pour lui épargner la vindicte des juifs. Au cours des premiers siècles, la
Syrie a donné à la jeune Église de nombreux saints, papes et évêques. Malgré la
lourde présence musulmane, la Syrie a été le départ d'une grande partie de
l'évangélisation du monde à la suite de Paul. Elle est encore aujourd'hui un
ardent foyer de la foi chrétienne.
Je
ne suis pas allé à Damas pour des prunes !
René
Laurentin
à Damas
A
l'atterrissage à l'aéroport de Damas, me revenait à l'esprit le dicton des
croisés qui au Xle siècle arrivant en Syrie disait "on est venu pour des
prunes" ; ils étaient partis persuadés d'y trouver des trésors, ils se
sont contentés de cueillir les fruits de la multitude de pruniers qui
poussaient en Syrie (ils en ont exporté la culture en Europe à cette époque).
On m'avait rapporté une multitude de faits inexpliqués qui s'étaient déroulés
et se dérouleraient encore à Damas. Le nombre de faits, trop important à mon
goût( !) se mêlaient dans mon esprit avec des souvenirs d'enfance de contes
orientaux, au cours desquels on se déplaçait sur des tapis volants pilotés par
un eunuque sorti de la lampe d'Aladin. Je n'étais donc pas complètement
convaincu et peu enthousiaste de me rendre à Damas pour enquête ; pendant les cinq
heures de vol, j'ai employé mon temps à peaufiner un programme de visite des
nombreux cites archéologiques, une passion depuis mon adolescence.
Il
faudra que je retourne en Syrie, j'ai passé l'essentiel de mon temps à enquêter
sur "l'affaire de Damas", effectivement je n'y suis pas allé pour des
prunes !
Premières
rencontres
J'ai
été accueilli à Damas par le Père Elias Zahlaoui que j'avais connu quelques
semaines auparavant lors de l'un de ses passages à Paris, grâce à notre ami
Jean-Claude Darrigaud.
Le
Père Zahlaoui est tout à fait le genre de personne dont on a envie d'être
l'ami. C'est un universitaire connu et apprécié en Syrie, il est membre de
plusieurs associations d'intellectuels, et il est le curé de la paroisse
Notre-Dame de Damas (rite grec-catholique). Malgré sa faconde toute orientale
et sa conviction inébranlable des phénomènes de Damas, je restais hésitant. Il
avait rencontré le Père René Laurentin, ce dernier m'avait confié ne pas
rejeter ce phénomène, mais émettait plusieurs réserves.
J'ai
appris à Damas que le Père Zahlaoui n'était pas prêtre à se préoccuper des
"phénomènes surnaturels contemporains". En homme intelligent et
cultivé, il invitait ses interlocuteurs, en respectant leurs questions, à ne
pas se préoccuper de ces phénomènes et à partager ses convictions chrétiennes
dans d'autres domaines.
Dès
les premières heures de mon séjour à Damas, le
Père Zahlaoui me présentait au
Père Malouli. Ce dernier est une grande figure de Damas.
Professeur au Collège
Lazariste de Damas, il est très populaire auprès de ses
milliers d'anciens
élèves pour... sa sévérité (!).
Âgé de 71 ans, charpenté comme un bûcheron,
d'une santé de fer, j'avais grand-peine à soutenir la
cadence de sa marche dans
les rues de Damas.
Le
voyant répondre d'un geste sec de la main aux saluts respectueux que lui
adressent les nombreuses personnes qui le reconnaissent dans la rue, je n'ai
pas eu de peine à croire que c'est violemment qu'il a combattu plusieurs
histoires extraordinaires dont Damas a été le théâtre ces dernières décennies,
dont des apparitions.
Mais,
comme souvent, un caractère "carré" cache un grand cœur que les
enfants savent découvrir. Je l'ai compris en voyant de ses anciens élèves
expatriés en Amérique ou en Europe, s'inquiéter de lui rendre visite dans son
monastère de Bab Tourna, lors de leurs rares vacances en Syrie.
J'ai
pu participer à l'une des messes du Père Malouli, sa façon de célébrer ne
trompe pas. Derrière son caractère rugueux, se cache un grand amour de l'homme,
une piété profonde et une dévotion toute filiale pour la Vierge Marie.
Si
effectivement dans l'avenir, il s'avère exact que le doigt de Dieu s'est posé
sur Soufanieh, le quartier chrétien de Damas, le Ciel ne pouvait pas mieux
choisir ses deux propagandistes. Deux prêtres d'une solide culture générale et
chrétienne, dotés l'un et l'autre d'un caractère à toute épreuve, d'une volonté
de fer pour soutenir les bonnes causes et d'une réputation sans faille. On m'a
rapporté que des intellectuels syriens installés aux États-Unis, ne se sont intéressés
aux manifestations de Soufanieh qu'après s'être assurés que les Pères Malouli
et Zahlaoui s'en occupaient. Les deux prêtres n'avaient à tirer aucun bénéfice
à s'investir de ces événements... sinon des ennuis ! Ils le savaient, ils ne
regrettent rien.
Première
visite a Soufanieh
Myrna 1982
La
maison qui est le théâtre de très nombreux événements depuis 1982, est une
modeste demeure du vieux quartier chrétien de Soufanieh près de Kassaa - Bab
Touma (Porte St Thomas), à Damas. Le rez-de-chaussée est occupé par un petit
atelier d'orfèvrerie, au premier étage un appartement de quatre pièces qui
s'agence autour d'une cour intérieure à la façon orientale. Cette dernière qui
était à ciel ouvert a été couverte, juste avant les événements créant ainsi une
grande pièce supplémentaire. Au second étage un deuxième appartement et une
terrasse.
Lors
de ma première visite, je suis arrivé à l'heure de la prière journalière, je
n'ai pas pu y participer directement, elle est récitée en arabe ! Je suis
surpris de l'assiduité de tous, enfants compris. Pierre Boz, prêtre et
journaliste à Radio Notre Darne (radio de l'archevêché de Paris) qui a enquêté
sur les événements à Damas, lors d'une émission parlant de la prière à
Soufanieh en a dit : "Rares sont les églises où j'ai remarqué une foi
pareille".
Dès
cette première visite, j'ai rencontré Myrna (surnom de Marie) la récipiendaire
des "événements", et son époux Nicolas. Ils se sont mariés en 1982,
il est son aîné d'une vingtaine d'années. Les parents de Myrna s'étaient
opposés à ce mariage à cause de la différence d'âge, c'est devant la résolution
inébranlable de leur fille qu'ils ont cédé. Nous avons remarqué ces dernières
années dans notre environnement de plus en plus de mariages où l'homme est
beaucoup plus âgé que la femme. Myrna et Nicolas en début d'année ont eu un
enfant, Myriam au baptême de laquelle j'ai assisté le 16 juillet.
Au
cours de cette enquête, j'ai été à même de constater la disponibilité constante
dans la gratuité totale du jeune couple et de leurs familles, entre autre
Alice, la maman de Nicolas qui vit chez le couple. Cette disponibilité et cette
gratuité sont des points très importants en faveur des événements. Depuis 1982,
leur maison est "ouverte à tous" à toute heure. Accepteriez-vous que
chaque jour, du lever du soleil à la nuit tombante, des visiteurs rentrent chez
vous ? Connaissez-vous des jeunes mariés (au début des événements ils étaient
mariés depuis sept mois) qui offriraient leur lit à des malades et des infirmes
et se réfugier sur le canapé du salon ? Un membre du gouvernement, constatant
la grande gêne occasionnée par les nombreuses visites a proposé à Nicolas un
appartement neuf et confortable. Il a refusé en disant : " Celui qui a
ouvert la porte, la refermera ".
Dès
les premières visites, à l'entrée de la maison a été accroché une pancarte
annonçant : "les habitants de cette maison refusent tout ex-voto et tout
don de quelque nature que ce soit". Lors de mon retour en France, le Père
Zahlaoui m'a confié des lettres à expédier depuis Paris pour accélérer leur
acheminement, contenant de l'argent liquide et des chèques annulés qu'il
renvoyait à des européens, avec un petit morceau de coton imprégné de l'huile
de Soufanieh qu'ils avaient demandé.
Le
22 novembre 1982
Ce
jour-là, Myrna s'était rendue au chevet de sa belle-sœur Leila qui souffrait de
douleurs aiguës qui la faisaient crier. Plusieurs femmes étaient présentes,
elles ont décidé de prier. Au bout de quelques minutes, elles ont constaté que
les mains de Myrna étaient imprégnées d'huile, alors qu'elle avait les mains
sèches l'instant auparavant. La stupeur passée, elles se sont ointes de
l'huile, dont Leila. Ses douleurs ont cessé instantanément. Lorsque Nicolas est
venu chercher son épouse, à l'écoute de la relation de l'événement il a éclaté
de rire en plaisantant ces daines ! Dans la soirée, l'époux de Leila ainsi que
Nicolas ont demandé aux femmes présentes de prier à nouveau, après que Myrna se
soit soigneusement lavée et séchée les mains. L'huile est réapparue.
Le
27 novembre, Myrna verra apparaître sur une petite reproduction d'une icône des
gouttelettes d'huile. Plusieurs exemplaires de cette petite icône avaient été
ramenée par Nicolas lors d'un voyage à Sofia, en Bulgarie. Elles sont d'une
valeur marchande négligeable, la reproduction photographique a six centimètres
sur neuf, elle est protégée par un verre, les icônes sont montées dans des
cadres plastique imitation ivoire.
Myrna
est stupéfaite de voir ces gouttelettes se former sur le verre protégeant la
photo. Le premier état de surprise passé, elle appelle son époux. Il n'en croit
pas ses yeux, il croit défaillir. Il place la petite icône sur une assiette
décorative qui se remplit rapidement. Il place alors le tout sur un grand
plateau argenté. Que d'événements en trois jours ! Nicolas décide d'aller
informer la famille. L'événement se répand comme une traînée de poudre dans
Damas et de nombreux curieux se précipitent.
L'intervention
du deuxième bureau
Rapidement,
les services de police ont eu vent de l'affaire et ont dépêché sur place deux
agents de la sûreté et un médecin. Ils ont demandé à Myrna de se laver les
mains en leur présence et lui ont donné des mouchoirs en papier pour les
sécher. Les deux policiers se sont plantés de chaque côté de Myrna et le
médecin s'est placé devant elle. Ils lui ont intimé l'ordre de prier. C'était
le moment ou jamais que Dieu se manifeste ! Les mains de Myrna se sont
couvertes d'huile.
Le
médecin a longuement observé l'exsudation de l'huile et a gratté fermement la
peau de Myrna avec le pouce.
- Qu'en penses-tu docteur ? a dit l'un des policiers en s'adressant au médecin. Ce dernier a pointé l'index vers le ciel, en répondant :
|
ANALYSE DE L'HUILE Six examens scientifiques ont été menés sur cette double source d'huile
(celle de l'icône et celle du corps de Myrna): deux en Syrie, deux en Allemagne, un à Paris en France, un à Rome en Italie. Les résultats sont identiques: C'EST DE L'HUILE D'OLIVE PURE À 100%. Ce degré de pureté ne se retrouve pas dans l'huile qui existe dans le commerce, car elle ne tache pas
et elle s'évapore très vite.
![]() |
-
C'est l'œuvre de Dieu
Puis,
l'un des policiers a démonté l'icône pour l'examiner. Certains avaient prétendu
que des petits tuyaux amenaient l'huile sur l'icône. Pendant l'examen de
l'icône, cette dernière a exsudé de l'huile. L'agent de la sûreté a frémi à la
vue de ce spectacle pour le moins insolite. Il a remonté l'icône, prié un
instant et ces messieurs se sont retirés pour rédiger leur rapport.
A
l'époque, régnait sur la Syrie une certaine tension à cause de restrictions
dues à la crise économique, la police avait laissé entendre qu'elle réprimerait
sévèrement toute manifestation quelle qu'elle soit. " Ce n'était pas le
moment de se faire remarquer avec ces histoires d'huile " ont dit fort
justement certains !
D'autres
reproductions ont exsudé de l'huile
Rapidement,
plusieurs personnes ont témoigné que des photos de l'icône exsudaient de
l'huile. Un moyen relativement sûr a été trouvé pour éliminer toute
supercherie. Un riche musulman a généreusement offert l'impression de plusieurs
dizaines de milliers de la reproduction.
Peu
à peu, il a été décompté neuf cent soixante dix cas d'exsudation. Il y a
longtemps que l'on ne les compte plus à Damas ! J'ai été témoin d'une
exsudation pendant une visite. Saba, un jeune entrepreneur damascain a fait le
constat suivant : en piquant des punaises sur un plan de la région de Damas au
fur et à mesure des témoignages du phénomène, ce dernier se répand d'une façon
concentrique. Il a dû rapidement changer son plan contre une carte de la Syrie,
puis une carte du Moyen-Orient. il a fait depuis l'acquisition d'une mappemonde
et d'un stock de plusieurs boîtes de punaises...
Myrna
et Nicolas étaient-ils pieux ?
Lorsque
le père Elias Zahlaoui est allé enquêter à Soufanieh, sous la pression
insistante de membres de sa chorale, il a tout d'abord longuement conversé avec
Myrna. Entre autre, il lui a demandé si elle était pieuse, la jeune femme lui a
répondu : - "Ne te fais pas d'illusion Abouna (Père en arabe). J'ai 18
ans je suis mariée depuis sept mois. Tout ce que je sais prier c'est le
"Notre Père" et le "Je vous salue Marie" et je sais faire
le signe de Croix (..)" Nicolas affirme benoîtement qu'il était croyant,
mais qu'il ne pensait à Dieu que lorsqu'il en avait besoin ! Ils n'étaient pas
des "piliers d'église" loin s'en faut. Mais ils étaient croyants et
sincères. Une multitude d'autres événements vont se dérouler à Soufanieh :
Myrna entrera plusieurs fois en extase, vivra plusieurs apparitions, portera à
trois reprises les stigmates du Christ, elle sera la récipiendaire de "
messages " en tous points conformes à la doctrine de notre Église et d'une
rare profondeur. Une multitude de guérisons intérieures et de guérisons
physiques dont certaines bouleversantes ont été consignées dans des dossiers
contenant des rapports médicaux (des médecins se sont convertis face aux
phénomènes). Je vous rapporterai ceci dans notre prochain numéro en
l'illustrant de photos prises lors des événements.
Quelques
réflexions sur l'huile de Soufanieh
Plusieurs
analyses d'échantillons de l'huile recueillie à Soufanieh ont été effectuées.
Les échantillons ont été prélevés sur la reproduction de l'icône et sur la peau
de Myrna. (Les résultats détaillés seront donnés dans un livre à paraître).
A
la vue des résultats de ces analyses, les spécialistes ont affirmé que l'on est
en présence d'huile d'olive pure à 100%. Or, de l'huile d'olive pure est
introuvable naturellement. En effet, toutes les huiles d'olive comportent en
plus des composants basiques, des composants extérieurs en plus ou moins grande
quantité. Par exemple en Provence, les olives pour être pressées sont mises
dans des paniers d'osier qui sous la pression des meules délivrent en plus ou
moins grande quantité un liquide qui se mélange à l'huile.
Nous
avons fait aussi l'expérience suivante : sur deux échantillons de soie issus du
même coupon, sur l'un d'eux nous avons déposé une goutte d'huile d'olive du
commerce, sur l'autre une goutte de l'huile de Soufanieh. Au bout de huit
jours: l'échantillon de soie imprégné de l'huile du commerce est tâché,
l'échantillon imprégné de l'huile de Soufanieh ne présente aucune tâche et il
est totalement sec. Cette expérience va être réalisée sous contrôle d'un
huissier, le procès-verbal sera déposé au dossier.
L'icône
est enfermée dans un petit tabernacle en marbre et en verre (confectionné par
le père de Myrna) dont la porte est cadenassée, la clef est détenue par le Père
Malouli qui est très économe de la précieuse huile. Pour le plaisanter, ses
amis disent en riant : " Le Père Malouli a plus soin de l'huile de
Soufanieh que de son âme ". Nicolas m'a conté qu'un jour il a mis une
petite fiole d'huile dans son coffre-fort, dont il est le seul à connaître la
combinaison, quelques jours après il a ouvert le coffre-fort, la fiole était
vide. Personne, m'a-t-il dit, n'a pu ouvrir le coffre.
Christian Ravaz
L'exemple de famille chrétienne
qu'offrent Myrna et Nicolas avec leurs enfants est remarquable. Ils sont touchants
dans leur simplicité, leur naturel et la chaleur accueillante de leur foyer
ouvert nuit et jour à tout ceux qui viennent y prier.
Ce n'est pas une sinécure de concilier son devoir d'apostolat avec ses autres devoirs d'épouse, de mère et de soeur. C'est pourquoi elle et son mari comptent beaucoup sur nos prières pour demeurer fidèles à la grâce.
Prêtre de la Sainte Eglise catholique romaine, je déclare ne donner aucune portée théologique aux termes " extases, stigmates, apparitions", je les emploie uniquement pour la commodité, car dans ce domaine, le dernier mot est à notre mère, la Sainte Église. - Joseph Malouli, C.M.
(1)
Que l'on entend au cours de la cassette : "Apparitions à Damas" Éditions
Mambré.
CONCLUSION
Soufanieh vit depuis le 27 novembre 1982 dans une atmosphère de paix, de joie, de sérénité et de gratuité totale, en dépit des diverses servitudes que les visites imposent aux gens de la maison. À Soufanieh, la prière est l'âme de toute activité. En principe, deux régimes de prières y sont quotidiennement pratiqués: récitation du chapelet et prière commune. Parfois, il y en a trois et même quatre.
La prière n'a pas cessé un seul jour depuis le 27 novembre 1982, quels que soient le temps ou les circonstances, prière à laquelle participent spontanément des musulmans, la Vierge tenant en Islam une place inégalée. Les personnes qui viennent pour la première fois sont frappées par la ferveur des fidèles. Des vies entières en sont totalement transformées. Les guérisons spirituelles sont très nombreuses et bien plus importantes que les guérisons corporelles, pourtant bien réelles. Quant à Myrna, elle a gardé sa candeur et sa simplicité malgré les nombreuses occasions qui se présentent à elle et pourraient l'amener à devenir orgueilleuse. Elle est maintenant mère de 2 enfants: Myriam (née le 15 octobre 1986) et Jean-Emmanuel (né le 26 juillet 1988).|
Site
Soufanieh |
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